Galerie et expos

Gérant / Sérigraphe / Editeur/ Commissariat : Valentin Courtine

Administration / Editions / Ateliers / Commissariat  : Marie Robert

Equipe Montage : Thomas Pellet / Anaïs Gaudillère

BAD : Burn After Drawing
Salon du dessin à la Jetée
Du 05 Décembre au 24Décembre
Vernissage Jeudi 05 Décembre à 18h30

 

 

Suite au succès du premier Salon du dessin (Septembre 2018 / Salon du dessin pas cher...mais bien quand même), le gérant/commissaire des expositions Valentin Courtine et son équipe ont voulu réitérer cette exposition qui se veut éclectique, pour un public large, en gardant son concept simple : un format unique, un prix unique !
 
60 Artistes / Format A4 / 150€ encadré !
Le BAD sera composé d'artistes locaux, nationaux et internationaux !
 
Le salon se déroulera du 5 jusqu'au 24 décembre inclus ! Pour les personnes qui ne peuvent venir voir l'exposition, un fichier qui fera l'inventaire des œuvres disponibles sera téléchargeable dès le 10/12 à 16h (permettant aussi les achats à distance).


Une exposition à la Jetée
Une exposition de Frédéric Clavère
Du 06 Septembre au 16 Novembre à La Jetée
Vernissage vendredi 06 septembre à 18h30

 

[...]Il commence toujours à peindre dans le noir, même en plein jour. Il peut peindre une femme à barbe dans le noir. Ou un officier polonais pendu par un pied avec un bâton dans le cul, empalé. Il peut se peindre lui-même entièrement dépecé. Il adore faire le détail.
Dans sa peinture il y a beaucoup de corps, partout. Des corps fragmentés aussi. Des jambes. Des corps sans tête.
Tête posée au sol. Visages masqués par des loups. Et des objets à secrets aussi : cordes, scies, chapeau, masques ( loups ), voitures. Orchestration infecte qui n’a d’ailleurs servi qu’à enterrer des maréchaux et des présidents assassinés ) sont accessoires et peu fréquents. La plupart de ses tableaux sont sans titre.
Il peut peindre avec tous les tons de gris, en grisaille, autant qu’avec l’orange minium ; ainsi ce squelette de cheval en orange fluo ; mais sinon il jouera large les couleurs, les supports et la technique, à travers histoire et tradition de la peinture.[...]

Jean-Pierre Ostende
Extrait du catalogue de l’exposition Lundi Jamais
( galerie du Tableau, Marseille et Kunsthaus Hambourg, Allemagne, 1998 )

Les Clairons de l'Apocalyte
Une exposition de Raymond Reynaud
Du 31 mai au 06 juillet 2019 à La Jetée
Vernissage jeudi 30 mai à 18h30
Les dessins de Raymond Reynaud sont élaborés avec inspiration et rigueur. Leur structure semble animée de l'intérieur d'une circulation quasi électrique, teintée de turbulences graphiques, qui leur transmet une vitalité vibrante et incantatoire.

Certains dessins sont des études préparatoires à l'élaboration de tableaux ou de séries thématiques. L'artiste n'est pas autodidacte : de 15 à 19 ans, il a suivi des cours de dessin, de peinture et d'anatomie à Salon-de-Provence puis plus tard, pendant une trentaine d'années, il a participé en tant que stagiaire puis en tant qu'animateur aux stages d'arts plastiques organisés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Avant de s'en éloigner définitivement et de parvenir à construire un univers personnel, il a retenu de l’École de Paris un art de l'équilibre des formes et de la couleur.

Sa manière de les mettre en œuvre est personnelle et singulière. Elle le rapproche d'une forme d'art psychédélique ou d'enluminure médiévale. Ses thèmes de prédilection sont les péchés capitaux, les saisons, le cirque ou des recherches plus formelles telle la cinétique série des "rose Axe" qui préfigure et anticipe de quelques années la série des peintures "mandalas".
La sélection de dessins présentée à La Jetée offre une vue riche et précise de l'univers graphique de Raymond Reynaud.

Gérard Nicollet / Commissaire de l’exposition

Exposition de Martes Bathori

Du 12 avril au 18 mai 2019 à La Jetée.

Vernissage jeudi 11 avril à 18h30

 

Martes Bathori est un auteur de bande dessinée mettant en scène, dans ses ouvrages parus aux éditions des Requins Marteaux, l’épopée de la prise de pouvoir des porcs révoltés par la triste condition que leur impose les humains dans leur société agro-alimentaire industrielle, comme une continuation utopique (ou dystopique, selon le point de vue duquel on se place) de la célèbre fable animalière de Georges Orwell, La ferme des animaux.
 
Parallèlement à son travail de récit en bande dessinée, Martes Bathori produit un travail plastique en peintures, dessins, photographies et volumes qui relate les difficultés des nouveaux citoyens porcins à cohabiter avec leurs anciens bourreaux pendant la douloureuse période de cette transition de civilisation.

DIJALOG
Une exposition d'Attila Stark, Igor Hofbauer et Bernharda Xilko (Hongrie, Croatie et Serbie).

Du 21 février au 6 avril 2019 à La Jetée

 

 

"Depuis les marges des villes, depuis les immeubles de béton gris et les maisons délabrées de briques et de boue, depuis leur pays dangereux, les artistes est-européens commercent avec le monde occidental. Ils s’invitent dans les galeries douteuses des villes européennes et y vendent leurs marchandises dessinées, peintes et sérigraphiées, le tout à un prix abordable, mais sans garantie de conformité technologique des produits et de qualité des matériaux produits par une mystérieuse manufacture…
 
Ceci est une histoire. Vous jouez le rôle principal."
 
(Bernharda Xilko)

 

Cannibals Kids,
Une exposition de Mike Diana
(Exposition réservée à un public majeur et averti)
Du 23 novembre 2018 au 15 janvier 2019 à La Jetée

Vernissage jeudi 22 novembre à 19h !

 

 

Né en 1969 à New York, Mike Diana déménage à l’âge de 10 ans à Largo, en Floride. Il y reçoit une solide éducation catholique mais, dégoûté par les sermons sur la peur de finir en enfer, il arrête d’aller à l’église vers l’âge de 16 ans.

Dès 1987, il publie à l’école de courts récits distribués sous le manteau, dans lesquels il met en scène le massacre sanguinaire des professeurs de son collège. Il lance l’année suivante ses fanzines «HVUYIM», puis «Angel Fuck», avec un ami originaire de New York, vouant lui aussi une sainte haine à la Floride conservatrice. Les publications se font connaître via les réseaux alternatifs et se vendent surtout par voie postale en dehors de l’État.

En 1991, Mike Diana est soupçonné dans l’affaire Gainsville, qui concerne le meurtre parfois accompagné de viol de cinq étudiants. Des scènes de violence dessinées par Diana sont considérées comme proches des circonstances des crimes non-élucidés. Lorsqu’une analyse ADN réalisée par le FBI l’innocente complètement, tout son dossier est transféré à Largo. Michael Flores, policier local, découvre alors horrifié quelques «Boiled Angel» comics.
 
Influence majeure pour des artistes comme Johnny Ryan ou Benjamin Marra, le travail de Mike Diana, loin d’être le sujet d’un délire intimiste pervers, doit se lire comme le portrait grimaçant d’une certaine Amérique, celle des petites villes conservatrices où l’on s’ennuie, tiraillées entre individualisme, pression religieuse et étiquette sociale.

Par son histoire, Mike est devenu un symbole de la liberté d’expression, l’un des piliers de la contre culture Américaine contemporaine, et nous sommes fiers de l’accueillir pour cette exposition à la Jetée.

 

Futur glissant,
Une exposition de Moolinex
Du 27 septembre au 15 novembre 2018 à La Jetée

Vernissage jeudi 27 septembre à 19h
Derrière un homme à la sale tronche portant un révolver clinquant et des lunettes de soleil (une goutte de sang noir coule même au coin de sa bouche), un faisceau d’expressions apocalyptiques : « C’est la life… » ; « Avenir puant » ; « Spécial passé idiot » ; « Planète glissante » ; « Come on let’s go », et un soleil-smiley la tête en bas. L’affiche d’Inculte futur nous promet ainsi un joli programme à dominante rose et jaune pour la fin d’année. Voilà vingt-cinq ans que Moolinex lutte, et les choses ne peuvent pas être trop faciles. En guise d’appetizer pour cette exposition de rentrée, quelques fragments d’une vie très remplie.

« Il y avait quelqu’un qui s’appelait Duralex »

Quand Jean-Philippe Simonnet naît à l’art au début des années 1990, le jeu du pseudonyme a saisi toute une génération de créateurs indépendants, croisant la musique, l’illustration, la bande dessinée. Paquito, Fredox, Duralex, après Hergé, Peyo, Moebius… Simonnet devient Moulinex2, comme l’entreprise française homonyme, symbole d’un monde industriel dont Simonnet veut s’extraire3. A l’évidence aujourd’hui, ce nom dit aussi quelque chose d’une oeuvre à venir, celle d’un artiste qui échappe à toute catégorisation, et transforme - mixe ? – ce qu’il touche, voit, entend. Avec violence et douceur.

Le salon du dessin pas cher
mais bien quand même !

Du 13 au 16 septembre 2018

Vernissage mercredi 12 septembre à 19h

 

 

Le salon du dessin pas cher mais bien quand même, est un événement qui se tiendra à la Jetée en parallèle au salon du dessin Drawing room 018 et qui permettra à un large public d’acquérir une oeuvre originale d’artistes grâce à une formule simple : un format imposé et un prix unique, un dessin A4 vendu 150€.
 
Avec des oeuvres de : Sarah Albert, Jean-Adrien Arzilier, Marthès Batori, Else Bedoux, Jean Michel Bertoyas, Juliette Bensimon Marchina, Samuel Biscuite, Pakito Bolino, Kostia Botkine, Georges Boulard, Baptiste Brunello, Armelle Caron, Mavado Charon, CHMP, Kevin Claro, LL Cool Jo, Pascal Cornelis, Jean-Louis Costes, Gwendal Coulon, François De Jonge, Mathieu Desjardins, Éric Duyckaerts, Gabriel Evrard, Quentin Faucompré, Frederic Fleury, Adrien Fregosi, Céline Guichard, Pierre Guilhem, Laurent Impeduglia, Jiro Ishikawa, Roméo Julien, Jurictus, Mattt Konture, Betrand Léonard, Jean Leclerq, Paul Loubet, Andréas Marchal, Pierre Marty, Chloé Mathiez, Ganaëlle Maury, Manuel Ocampo, Thomas Pellet, Dove Perspicacius, Placid, Léo Quiévreux, Julie Reudon, Rico, Ben Sanair, Emiel Steenhuizen, Caroline Sury, Tetsunori Tawaraya, Olivier Texier, Cédric Torne, Christophe Valparess Blanc, Vincent Wagnair, Megi Xexo, Berharda Xilko et bien d’autres...

 

FIGUEROLLES... LA NUIT
Une exposition des collections de Philippe Artaud

Du 17 mai au 23 juin 2018

Vernissage le jeudi 17 mai à 18h30

 

SUCCINCT PORTRAIT D’UN HOMME DE LETTRES
Avec des vues de Suisse tombées au rebut *


Quel temps merveilleux, n’est-ce pas ?
Colette, secrétaire auto-école à Trouville

Collectionner sous un fallacieux prétexte, désinvolte. Collectionner des trous, des tapettes à mouche, des miracles, des péritonites, des cartes postales monochromes, des photos de frigo ouverts, des bouts d’œuvres d’art et depuis peu des hippopotames le mardi, occupe la plupart des moments oisifs de Philippe Artaud. Il ne prête pourtant aucune importance à ses collections, ni même à une « pièce » en particulier qui aurait pu être plus « rare » qu’une autre. Le prétexte est carrément ailleurs.
Philippe Artaud correspond, et là, c’est essentiel. Une correspondance assidue, insistante, sans faiblir. Une conversation légère à l’apéro sur n’importe quel sujet et deux jours plus tard vous recevez une carte postale plus ou moins hermétique, rapidement découpée, collée et timbrée avec ce qu’il lui tombe sous la main. Et puis, à y regarder de plus près, les mots et les images qui n’ont apparemment aucun rapport entre eux finissent par dévoiler un sens, une ironie, un jeu de mot oiseux, que lui-même parfois a oublié ou semble avoir oublié… Toujours comique.
Il est totalement inenvisageable de réaliser une exposition exhaustive des multitudes d’envois de Philippe Artaud. Trop de destinataires dans le monde entier, trop de pertes en poste ou chez les correspondants, beaucoup de poubelles aussi. Forcément. Ces courriers assidus ajoutés à une très forte propension à convaincre en douceur tel ou tel interlocuteur de lui faire parvenir une tapette, un miracle ou un trou, alimentent de façon foisonnante ces « collections ». C’est ainsi que les gens de passage ou ceux qui sont déjà loin pensent souvent à lui et à ses collections absurdes. S’imposent, en passant, quelques minutes d’inutilité, de poésie volatile et osent timbrer n’importe quoi. Postent en souriant. Grâce futile que Philippe Artaud expose, un brin gêné.
C’est, récemment, la vidéo qui l’occupe. Il élabore ou plutôt collectionne une sorte de zapping improbable et drolatique, de trous, de tapettes à mouche et toutes sortes d’incongruités télévisuelles. Il re-filme lui-même, la télé ou des films choisis (il les connaît par cœur…) ou bien marche et laisse en marche sa caméra qui dépasse à peine de son sac et enregistre à sa manière l’idiotie.
Arrière petit-fils, petit-fils, fils, et gendre de fantaisistes et musiciens passionnés de jazz, demi-helvète par sa mère, il poursuit le chemin de la légèreté au bord du trouble. Artiste ou pas artiste, plasticien, poète ou pas, là n’est pas du tout la question. Il s’agit de désinvolture appliquée et, tout au plus d’une généreuse et vitale poésie de la relation aux autres.


« …/…Avec des vues de Suisse tombées au rebut. », André Pieyre de Mandiargues, Les incongruités monumentales, ed Gallimard, 1964

LES DESSINS FIGURATIFS

de Pierre-Guilhem à La Jetée - 15/03 au 15/04

Vernissage le jeudi 15 mars à 18h30 !
Pierre-Guilhem Coste Né le 14 Septembre 1982 Vit et travaille à Paris.
 
Beaucoup de mes dessins et de mes sculptures ressemblent à des chevaux. Ou, devrais-je dire, beaucoup de chevaux sont représentés dans mes dessins ainsi que dans mes sculptures — mais pas que. Il y a également des oiseaux, des voitures, des toboggans, des édifices religieux, des formes abstraites ; tout cela dans des dimensions et des coloris bien variés. Les dessins sont de grande taille. Généralement j'utilise un panneau de particules de bois de 210×110cm comme support pour tendre du papier que je coupe ensuite au format voulut. 210×110cm ce sont les dimensions d'une porte, je trouve que c'est bien si l'on veut tracer à genoux un arc de cercle en un seul geste de la main. Mes sculptures sont de volumes raisonnables car j'aime bien couper avec un couteau et tenir entre mes mains les matériaux que j'utilise. Pour la couleur : aquarelles ou gouaches premier prix me conviennent tout à fait. Je les trouve au magasin de fournitures pour artistes, la plupart du temps il y a ce que je recherche, sinon, pour les fois où un article n'est pas en rayon je passe commande sur Internet.
 

SADOBAKA,

une exposition de Pakito Bolino
Du 11 janvier au 03 mars 2018
Vernissage jeudi 11 janvier à 19H

 

Venez découvrir la première exposition personnelle de Pakito Bolino, le Diktateur de la maison d'édition Le Dernier Cri, pionnier de l'édition underground et Maitre incontesté du genre. “ Sadobaka “ (néologisme issus de sado du marquis de Sade, et de baka en japonais : stupide) est une série de 160 dessins à l’encre de chine que Pakito a commencé en 2013. La matière visuelle et l’énergie sauvage de cette production sont les mêmes que celles qui habitent le groupuscule d’artistes du Dernier Cri : compilation d’images, surcharge graphique, détails grouillants, décomposition/recomposition.

" Vomir des Yeux "
par la maison d'édition
Le Dernier Cri

Du 14 décembre 2017 au 06 janvier 2018 Vernissage
Jeudi 14 décembre à 19h

 

Faites plaisir à vos proches !
 
Avec cette exposition - vente
de livres et affiches, de la gravure à la sérigraphie,
pour tous les goûts et toutes les bourses... 
Ordre de prix des oeuvres présentées : affiches entre 25€ et 50€ et livres entre 15€ et 40€
Pakito Bolino et Caroline Sury fondent le Dernier Cri, maison d'édition difforme et hybride. Un temple bizarre et tordu, sans prêtre ni gourou, qui accueille aujourd'hui deux générations d'auteurs. Depuis 25 ans, l'artiste éditeur s'acharne à défendre le travail de centaines d'artistes internationaux dont Mike Diana, Fredox, Charles Burns, Ichiba Daisuke, Stu Mead, Moolinex, Nuvish, Les Frères Guedin, Jiro Ishikawa, Henriette Valium, Mattt Konture, Matti Hagelberg, Manuel Ocampo, etc.

 

 

S VooToo,

une exposition de la " S " Grand Atelier
Du 09 novembre au 09 décembre 2017

Vernissage le jeudi 09 novembre à 19h

 

Perçue en dehors de ses frontières comme une Initiative d'avant-garde, là où marge de liberté et bienveillance riment avec ouverture décomplexée à la singularité, La « S » Grand Atelier est avant tout un lieu de création en arts plastiques et arts de la scène mis à disposition d'artistes présentant une déficience mentale, dits bruts.
Par-delà, La « S » accueille des artistes professionnels, dits contemporains, qui viennent expérimenter et co-créer avec les artistes bruts.

La « S » Grand Atelier a pour finalité de faire évoluer les représentations mentales du handicap et diffuse donc largement ses productions visuelles, musicales et scéniques dans les meilleurs réseaux culturels qu'ils soient attachés à l'art brut, à l'underground ou à l'art contemporain.

 

 

Une exposition de Barbara Massart, Sarah Albert, Pascal Leyder, Gabriel Evrard, Rémy Pierlot, Irène Gérard, Emiel W. Steenhuizen, Paul Loubet, Marcel Schmitz, Juliette Bensimon-Marchina, Marie Bodson, Dominique Théate.
 
Commissariat de Juliette Bensimon-Marchina et Bertrand Léonard.

 

Entartete Kunst

de Manuel Ocampo
14 septembre - 04 Novembre 2017

Vernissage le 14 septembre à 19h

 

Quatre ans après avoir tenu deux expositions simultanément à Sète (MIAM) et Montpellier (Carré Saint Anne), Manuel Ocampo est de retour à Montpellier pour présenter ses derniers travaux à la Jetée.
Peintre originaire des Philippines, il émerge sur la scène internationale dans les années 90, notamment grâce à deux événements majeurs : la Documenta IX de Kassel en 1992 et la Biennale de Venise en 1993 ou il représente à nouveau cette année les Philippines. Sa peinture d’alors exhume les fantômes cruels d’un imagier populaire léché. Iconographies coloniales, religieuses, politiques s’entrechoquent sur la toile ; les signes sont forts, les formes sont simples, le message est clairement provoquant. A ce goût de la subversion s’adjoint quelques années plus tard la revendication d’une pratique quotidienne, celle de la peinture. En atteste le virage opéré dans les années 2000. Le traitement s’émancipe du joug de la séduction, sa peinture devient moins « image», plus gestuelle, et révèle au spectateur son contenu expressionniste. Aujourd’hui la force qui émane des peintures de Manuel agit comme un soufflet sur nos têtes, tant
la richesse d’informations suscite de réactions chez le spectateur. Effectivement, si, au collage des motifs, à la multiplicité des références, se superposent des questions de matières ou de « comment c’est peint ? », il demeure des réponses qui ne peuvent être traduite qu’en peinture. Car ce n’est avant tout rien d’autre qu’une répartition de formes et de couleurs sur une toile qu’il nous est donné à voir – comme d’hab’ en peinture – et qu’il nous est donné à apprécier.
Le titre de cette exposition Entartete Kunst réemploie celui donné à Munich en 1937 par le régime Nazi pour présenter les ouvres dites « d’art dégénéré ». Manuel a choisi ce titre en raison de son imprégnation dans l’histoire de l’art. S’il a pu être considéré, et si malheureusement un peu partout sur la planète certains considèrent encore que la morale est ordonnatrice du bon goût, ou inversément, Manuel se range volontiers dans la case des outsiders qui font fît de la morale et du
bon goût.
À l’occasion de cette exposition Manuel Ocampo sera reçu en résidence durant 10 jours, un portfolio d’affiches sérigraphiées sera édité par l’association Mad Séries dans leur atelier à la Jetée et disponible à la vente.
RLT

 

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La Jetée

80 rue du faubourg Figuerolles

34070 MONTPELLIER

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0983020982

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Jeudi Fermé

Vendredi 14h-17h

Samedi 14h-18h

Sauf jours fériés